Escale à Auckland, activités gratuites

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Ayant grandi à seulement 5 petites heures d’avion de là, j’ai presque honte de dire que je n’avais jamais mis les pieds en Nouvelle-Zélande jusqu’à la semaine dernière. Ok, c’est presque inexcusable étant donné le nombre de personnes qui rêvent de visiter cet endroit.

C’est drôle…on a toujours tendance à rêver de destinations lointaines, d’autres continents, d’autres cultures… alors que sous notre nez (bon, mettons plus ou moins sous notre nez) il y a déjà tellement de choses à découvrir, peu importe d’où l’on vient. Plus le temps passe et plus j’ai envie de découvrir mon coin du monde initial, celui qui m’a vue grandir. Visiter la Polynésie, l’Océanie, le Pacifique. Apprendre à les connaître mieux, leurs histoires, leurs cultures, leurs réalités. Comme me disait quelqu’un: « on s’empresse tous de découvrir l’étranger alors qu’on ne connaît même pas notre chez nous ».

Du coup comme je passais dans le coin et tout… 

Suite aux trois mois que j’ai passé en Asie du Sud-Est, je ne pouvais pas faire l’impasse sur un retour aux sources à Tahiti, après deux ans loin du fenua. En fait, mon retour à Tahiti était prévu depuis le début, le jour où j’ai décidé de quitter Montréal pour quelques temps, plus trop sûre de ce que je voulais faire de ma vie ou de l’endroit que je voulais appeler mon « chez moi. »

Et puis tant qu’à être là…

J’avais deux bonnes raisons de passer 2 jours à Auckland plutôt que rentrer directement à Tahiti: un billet d’avion deux fois moins cher en partant le 15 mars plutôt que le 13 (déjà une super bonne raison!) et… bein Auckland quoi!

Deux jours? Oui, c’est beaucoup trop court pour l’endroit sublime qu’est Aotearoa, mais c’était aussi une occasion alléchante, comme un amuse-bouche qui ne se refuse pas, même si l’on sait très bien qu’il va nous ouvrir l’appétit.

Finir d’arriver

Une fois sortie de l’aéroport, direction le SkyBus, la navette qui nous mène gentiment au centre-ville en environ 45 minutes – 1 heure.

Premier constat. Après 3 mois passés en Asie du Sud-Est, et majoritairement en Thaïlande, la Nouvelle-Zélande coûte chère: 32$ NZ pour un aller-retour avec le SkyBus (économie de 4$ lorsqu’on achète l’aller-retour plutôt que 2 allers simples). Bih.

Je considère rapidement prendre un Uber, mais les prix me rappellent encore une fois que j’ai bel et bien quitté le paradis asiatique des petits-prix. L’échelle de prix oscille entre 45$ et 55$ NZ. Re-Bih.

Le même trajet (durée et distance) en Thaïlande m’aurait couté environ 500THB avec Uber, 20 $NZ). À Montréal, compter 10$ pour le bus 747 qui relie l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau au centre ville.

Au moins, on comprend (presque) pourquoi le Skybus est si cher. Les navettes sont supers. Gros plus lorsqu’on arrive dans un pays: il y a un accès libre au Wi-Fi à bord. (Ok, mais 32$? Quand même!).

« J’ai le mal du pays pour des endroits que je n’ai jamais visité »

Auckland m’a tout de suite semblée familière, comme quelqu’un qu’on vient tout juste de rencontrer, mais avec qui on parle jusqu’à 5 heures du matin et qu’on invite à la maison, tout naturellement. Les maisons et les rues autour du Mount Eden me rappellaient bizarrement tantôt Montréal tantôt la Nouvelle-Orléans.

Je débarque sur Queen Street et remonte vers Hobson, puis tourne à gauche sur Nelson. La journée est superbe: grand soleil, air frais agréable et surtout un air pur.

Gros changement positif de ce côté là, puisque Chiang Mai , où j’ai passé la majorité de mon séjour, souffre généralement d’une pollution importante due au nombre incroyable de voitures, scooters et autres tuk-tuks. Le tout empire pendant la Burning Season, période durant laquelle les fermiers et agriculteurs du Nord de la Thaïlande procèdent au rabattage de leurs champs…par le feu. #pyromanieancestrale.

La pratique est un fléau pour l’environnement comme pour la santé des habitants, mais fait partie intégrante de leurs traditions et sert selon eux à préparer la terre pour les prochaines périodes de semage (une fois brûlée, la terre serait plus fertile). Malheureusement, ça plonge cette partie du monde dans un brouillard lourd et continue, de mars à avril environ. Par contre, l’air est toujours très pollué à Chiang Mai et dans d’autres villes que j’ai pu visiter : Kuala Lumpur, Bangkok, Melaka…

En comparaison, et même en plein centre-ville, l’air des Kiwis, c’est du luxe.

Où rester

L’emplacement était important pour moi, puisque je n’avais que 2 jours et que j’adore découvrir une ville à pieds pour essayer de saisir un peu mieux son identité.

De cette façon, on tombe toujours sur de petits trésors au fil des rues, que ce soit une boutique locale, un café cozy, une fresque murale ou même un simple autocollant sur un lampadaire. Autant de détails qu’on ne voit pas lorsqu’on se déplace en transport.

J’ai réservé deux nuits dans un logement situé au 79, Nelson Street, en plein coeur du centre-ville. Oui, j’aurais pu trouver moins cher (100$ NZ pour 2 nuits), mais c’était idéal avec seulement une trentaine d’heures pour visiter.

Pleine de bonnes intentions et du haut de mes illusions, j’avais prévu de déposer mon sac à dos, prendre une douche et partir explorer la ville tout de suite après, mais les 15 heures de train de Chiang Mai vers Bangkok et les 3 vols (Bangkok-Kuala Lumpur/ Kuala-Lumpur – GoldCoast / GoldCoast-Auckland) se sont bien marrés et ont eu raison de moi: ma « petite sieste pour récupérer » est devenue une nuit de sommeil et je me réveille à 2 heures du matin, échevelée, plus trop sûre d’où je me trouve dans le monde ni de comment je m’appelle. Le corps a ses raisons…qu’on devrait écouter parce que genre il sait ce qu’il fait et tout.

1,5 jours à Auckland moins 0,5 jours de sieste. No Regret.

J’avais prévu de sortir plus tôt de l’aéroport. J’avais prévu de profiter d’un aprés-midi plus d’une soirée en arrivant. J’avais prévu de juste faire une petite sieste. Et j’avais prévu de faire un tour guidé à pieds. Mais plus tu prévois, plus t’as de chances d’échouer.

Je me suis réveillée à l’heure, mais je me suis « confusue » avec les noms des rues. Arrivée à 10h17, au 89 Quay Street, trop tard: le groupe d’Auckland Free Walking Tour part à 10h. Pas 10h01. Pas 10h10.

Tant pis. Je me promène sur les quais jusqu’au Silo Park et puis remonte Queen Street pour manger chez Misters Real Food pour essayer leur brunchs véganes. Qu’ils servent jusqu’à 11h. J’arrive à 11h11. Make a wish. Nope. Trop tard. Bon… Je me rabats sur le Portuguese Bowl: « organic sorghum tabouli, charred corn cream, lemon ‘mayo’, baby cos, piri piri harissa and baby coriander » avec du tofu pané. C’est suuuuuuper bon. Par contre, je suis moins fan d’une chose: on est servis dans de la vaisselle jetable, avec couverts en plastique.Mais j’ai vérifié sur leur site internet: les emballages sont compostés. Pas sûre pour les couverts en plastique (?).

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Ensuite direction Auckland Art Gallery (l’entrée est gratuite et le musée très bien entretenu!) avec détour par l’Albert Park: véritable coup de coeur pour les arbres magnifiques qui existent depuis la création du parc en 1880!

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J’atteris ensuite dans une boutique T2 spécialisée en thé et infusions, et j’en profite pour faire une dégustation: le genmaicha reste mon préféré, sans surprise. Je connais deux ou trois personnes qui feraient chauffer la carte bleue dans ce petit bijou de boutique!

J’enchaîne avec un petit snack en front de mer, dans le Queen’s Wharf Village en compagnie de vinis gourmands et qui n’ont pas froid aux yeux.

Je rentre ensuite dans l’église anglicane Saint Matthew-in-the-city pour chercher un peu de calme. Quand je voyage, j’adore « visiter » les temples religieux, on y trouve (normalement…) du calme et j’en profite toujours pour méditer un peu et profiter du silence. C’est comme être au milieu de la nature en pleine ville.

J’aime particulièrement les églises anglicanes, parce qu’elles sont modestes et épurées. Et aussi parce qu’on y trouve souvent des choses comme ça:

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Ma journée se termine à Te Ara i Te Whiti, la piste cyclable et piétonne d’Auckland peinte de rose. Idée géniale et que j’aimerais bien voir reprise ailleurs dans le monde. J’aurais bien continué ma visiteavant mon vol du lendemain matin, mais je me suis rendue compte que je n’avais plus mon portefeuille au milieu de l’après-midi. Oublié ou volé sans que je m’en aperçoive? Heureusement je prenais l’avion le lendemain matin pour Tahiti et j’avais déjà acheté mon aller retour avec le SkyBus.

Sans rancune Auckland, à la prochaine fois!

Ka pai.

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