Faire durer le célibat après une rupture? #GOALS

L’amour. Le célibat. Les relations. Vaste sujet. Sujet omniprésent.

Combien de comédies romantiques dépeignent les péripéties relationnelles de cette pauvre femme (parfois un homme) seule parmi des centaines de couples en sucre (filé) mais qui, évidemment, finit toujours par se faire demander en mariage sous une pluie diluvienne – parce que la pluie c’est romantique – après-avoir-presque-perdu-pour-toujours-le-beau-grand-monsieur-croisé-au-mariage-de-sa-cousine-à-cause-d’un-malentendu-(en fait, l’autre femme, c’était sa soeur/la babysitter/ l’assistante du cabinet dentaire qui est en couple avec une femme)-lui-faisant-croire-qu’il-n’était-pas-qui-elle-croyait-qu’il-était,-elle-qui-le-connaissait-depuis-AU-MOINS-3-jours – on ne peut plus faire confiance à personne – Reprend ton souffle, t’as compris quoi.

Combien avez-vous d’amis qui se plaignent d’être sous l’emprise d’un sort qui fait que p.e.r.s.o.n.n.e. ne les aime et qu’ils finiront très certainement seuls, pour le meilleur et pour le pire (notez l’absence de point d’interrogation parce que question rhétorique/mon blog/ tout ça, tout ça).

Ou bien peut-être que cet ami, c’est toi.

C’est pas ta faute, ils t’ont menti. Ils nous mentent tout le temps.

On (kiétunkon) nous dit partout qu’il faut être amoureux (ou entouré d’ « amis ») pour être heureux. Mais peut-on jamais être heureux avec quelqu’un quand on n’est pas fichu d’être heureux avec soi-même? (Bon là le point d’interrogation se place bien, chut).

On stigmatise le célibat, la solitude. On les redoute. Être introverti sonne péjoratif. On plaisant sur qui va finir seul avec 36 chats (alors que bon, le rêve quoi) youknowit-Iknowit-everybodyknowsit.

trumpez-vous (mais quel enchaînement! #espritvif) : Oui, nous sommes des êtres sociaux et partager avec quelqu’un d’autre, c’est formidable. Mais être seul, c’est quand même très très cool. Disons, comme un changement de saison : on apprécie l’automne après l’été, on attend l’été avec impatience après l’hiver. On chiale qu’il fait trop chaud, on s’plaint qu’il fait trop froid. La routine quoi. Plus sérieusement, être seul, c’est en quelque sorte être libre.

Libre de dire « je » et pas « nous ». Libre d’être égoïste entier. En fait, la meilleure chose qui puisse arriver à certaines personnes, c’est une rupture. Alors, bon, au début oui ça fait mal et on n’aime pas ça. Sur le moment ça peut paraître terrible et insurmontable. Pourquoi? Parce qu’on voit s’écrouler des habitudes, disparaître des repères et émerger des tensions. Mais si l’horizon vous semble incertain, disons que c’est à cause de toutes les possibilités qui se présentent devant vous. Tout est une question de perspective.

C’est toujours très délicat de réussir à dissocier les émotions de la logique, mais -logiquement là- avec du recul, combien de personnes et de destins se croisent chaque jour. Les planètes s’alignent, le vent souffle, les rivières creusent la pierre. La vie continue petits padawans. La nature, ingrate, ne prend même pas le temps de s’apitoyer sur notre sort. Dans le meilleur des cas, on se fait plaquer un jour de pluie et ça nous donne l’occasion de croire aux signes et de nourrir notre égo entre deux crises de larmes sous la couette (#empathie), mais n’est-ce pas justement une réalisation tout ce qu’il y a de plus rassurant? Je ne me sens jamais plus spirituelle qu’en observant la nature. Si on passe une journée, une semaine ou même une année pourrie, on n’a d’autre choix que de réaliser que la terre continue de tourner. (a+b) x logique imparable = rien de dure. À nous de prendre le temps qu’il nous faut avant de se remettre sur pied, mais nous devons et allons nous remettre sur pied. Heureusement, l’humain est bien fait (bonne p’tite machine) : nous sommes programmés pour oublier la douleur, physique, mentale, émotionnelle. Elle s’estompe et on y retourne. Oui, c’est terre à terre, effrayant, fascinant et…vraiment pratique.

En prenant le temps de s’arrêter pour observer, sans pensées, sans jugement, sans impressions, on réalise qu’on n’est jamais seul. En fait, nous sommes toute notre vie dans une relation exclusive et extrêmement durable : une relation avec nous-même.

Et c’est bel et bien cette relation, la plus longue et la plus importante de toutes, qu’il faut entretenir à tout prix.

Quand je regarde autour de moi, je vois tellement de monde qui ne supporte pas d’être seul en tête-à-tête avec eux-mêmes. Nous cherchons toujours la distraction : mentale, physique ou affective. Plusieurs objets et personnes nous servent de tampons émotionnels. Je vois trop d’instagramettes qui passent leur temps  estampiller d’un « #goals » des photos que plusieurs filtres séparent de la réalité. Tellement de personnes à la fois désespérément seules mais outrageusement exigeantes quand il s’agit de décrire le modèle parfait qui devra remplir 75 critères physiques, psychologiques et de personnalité pour correspondre à ce qu’elles recherchent, parmi lesquels : les aimer pour ce qu’elles sont (euh…qu’est-ce que j’entends? Paradoxe?).

J’aime que les gens soient cohérents, dans leurs dires, leurs désirs, leurs actes et leurs idées. Et, en bon être humain qui se respecte, je manque moi-même de cohérence dans mes dires, mes désirs, mes actes et mes idées. Ah, la beauté des méandres de l’esprit.

À n’importe quel moment de votre vie (ne parlons pas d’ « étapes » s’il vous plaît, parce que ça sous-entend l’existence d’un schéma universel, comme s’il existait une liste exhaustive des choses à accomplir pour être heureux), prendre du temps pour soi est un cadeau en or. Un « présent » (tiens donc!).

Parce qu’encore une fois, si l’on est incapable d’être heureux seul, rien ni personne ne pourra nous rendre heureux. Autrement dit, un bonheur qui dépend des choses, des possessions matérielles ou d’une autre personne est un bonheur inconsistant, fragile et tellement volatile.

La rupture, dans ses milliers de déclinaisons, contextes et réalités, n’est jamais facile. Mais j’y vois aussi un renouveau, j’y vois aussi une expérience et des dizaines (plus?) d’opportunités. En couple ou célibataire, embrassons notre vie. Devenons notre meilleur ami, notre partenaire de toujours. Celui avec qui, peu importe ce qui arrive, nous sommes/serons heureux de nous retrouver seuls. (Même sans internet. Ouais, carrément.)

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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Youri dit :

    Tellement vrai, si agréablement dit, merci 🙂

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  2. Toto de Tahiti dit :

    Sans internet? Sérieux? Et sans Youporn?

    Même pas en rêve :p

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  3. #tacouze!* :) dit :

    aime toi et les autres t’aimeront 🙂 Beaucoup en ont parlé en effet mais le sujet est vaste et il est bon de se le repeter. Bisous

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